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Il y'eut un temps où la vie était plus facile... Il n'y avait pas toutes ces questions à se poser, le coeur et l'esprit ne se perdait pas dans son désarroi, mais se laissait porter par la chaleur suave des vents doux. Trois mois dans une vie, vous allez dire que ce n'est rien, mais un rire dans une vie, cela représente beaucoup. Je vous épargne dès lors le supplice des longues phrases philosophiques aujourd'hui. Voilà donc en exclusivité, pour ouvrir la porte de la cage dans laquelle le rentrée vous a enfermée, quelques excellents moments tout en photos, tout en finesse, pour parfumer votre weekend de ce doux parfum de mes mémorables vacances, les instants les plus insolites qui ont marqué mon été...

      

Certain fument de la beuh,
du shit ou plus communément
des cigarettes,
et bien Manon vous propose d'essayer
les knakies!
Effet stone garanti!

 
                                           

Après les knakies...


Gros plan sur notre séjour au Cap d'Agde...



                                               ... Qui s'annonce appétissant!

/! ATTENTION /!
certaines images peuvent heurter la sensibilité des enfants...

                                      



                     Bonus
                                       Pour terminer ce dossier en beauté,
                                                                                  le Cap d'Agde,
                                                                              le vrai!
                         Penchez-vous sur le second plan,
                   mais pas trop,
                              vous risqueriez de vous faire mal...


Et oui, les vacances sont bel et bien terminées!
A l'année prochaine pour de nouvelles surprises,
toujours plus "hot hot so dangerous"!
Bon vent!
La gazette
Par Guill@ume - Publié dans : "La Gazette", Guillaume Perret (2008)
Samedi 8 septembre 2007

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.        .      .     .    .   .  . ...8h00... .  .   .    .     .      .       .


Il fait sombre.

 

.        .      .     .    .   .  . ...9h00...  .  .   .    .     .      .       .


Matin glacial de la fin de l’été qui m’offre comme à son habitude une tasse de café à travers laquelle j’ausculte la noirceur qui apaisera les brûlures que m’inflige le soleil. Et tout est si clair. Si clair que je n’arrive pas à ouvrir mes yeux. Si clair que mon esprit ne parvient pas à dessiner les formes qu’il souhaite car en effet, la pénombre que nous offre les nuits arrosées du souffle qui maintient en vie la vie, nous permet d’animer les si beaux visages qui nous échappent toujours. Merde, le café est froid…

 

.       .      .     .    .   .  . ...10h00 ... .  .   .    .     .      .       .


Pour vivre heureux, vivons cachés… Probable, je dirais même possible…

 

.      .      .     .    .   .  . ...11h00... .  .   .    .     .       .       .


Qu’est ce que je fais là ? Je ne devrais pas être là, mais pourquoi on m’a collé sur cette chaise devant un ordinateur ? Pourquoi Je suis là ? Et pourquoi il fait si chaud et pourquoi j’ai jamais rien à dire que toutes ces conneries alors que je ne fais que penser ?! Qu’est ce que je veux ? Pourquoi les gens me regardent parfois, et pourquoi d’autres jours ils m’oublient ? Pourquoi je vis dans l’ignorance ? C’est quoi d’abord ? When you’re gone, the pieces of my heart are missing you… I miss you. Mon Coeur? Pour qui tu bas dis le moi ! Pourquoi tu ne t’arrêtes jamais de battre ? Pourquoi je ne ris plus ? Pourquoi je ne respire plus ? Mais pourquoi tu ne t’arrêtes jamais de battre ? Et si je disparais, combien de temps tu mettras pour t’en apercevoir ? Est-ce que tu pleureras autant que je pleure pour toi ? Et d’abord, pourquoi je pleure ? Je ne sais même pas… Peut être que je serais plus heureux, à nouveau…



 

.       .     .     .    .   .  . ...12h00... .  .   .    .     .      .       .


C’est pas ici ma vie, mais c’est mieux que rien…

 

.        .      .     .    .   .   .  . ...13h00 ... .  .   .    .     .      .       .


Un précipice. Est-ce qu’on en voit le bout ? Non, répondent mes yeux, seulement quand on touche le fond ! Ah bon ?

 

.        .      .     .    .   .  . ...14h00... .  .   .    .     .      .       .


Cher amour,

J’espère que tu te portes bien et que ce que tu accomplis chaque jour te récompensera de ce rêve d’enfant auquel tu t’accroches tant. Poursuis ta vie ainsi, continue de voler de tes propres ailes quand les miennes se rompent sous le poids de ce monde de solitude qui s’est formé autour de moi, ou soient brûlées par les rayons du soleil quand le zénith s’abat. Marche vers ta gloire, sans te préoccuper de derrière. Ne reste pas bloqué comme je le suis. Mais sache que je le suis parce que je le veux bien quelque pars… Dieu sait combien nous aurions été heureux que le train qui te mena vers l’avenir démarre sous ton regard impuissant ! Le lendemain, on disait que tu avait prit ton envol hier, le surlendemain, que tu avais prit ton envol avant-hier. Après plus personne n’a rien dit, beaucoup n’y pensait plus. Mais tu hantes mon cœur. Et je me réconforte en me disant que chaque jour qui s’écoule nous rapproche de l’instant où l’on se retrouvera quelque part, je ne sais trop où encore… En attendant, je pense qu’il sera étrange de nous découvrir, mon train et moi, chacun ayant glissé de son lit pour cause de t’avoir trop attendu, ou trop aimé.


 

.       .      .     .    .   .  . ...15h00... .  .   .    .     .      .       .


Gare à l’ataxie ! - Pardon ?


.       .      .     .    .   .  . ...16h00... .  .   .    .     .      .       .


Mothée, Mothée, c’est l’heure du goûter ! Youpi ! Y’a des produits pharmaceutiques dans le meuble du WC. Bon appétit ! Merci, toi aussi ! Mais qui es-tu ?

 

.       .      .     .    .   .  . ...17h00... .  .   .    .     .      .       .


J’ai une idée !!! Si tu me donnais une pièce pour chacune des pensées que je t’accorde, à chaque fois que j’ai pensé à toi, à nous, à ces pétales que ton sourire lumineux avait déposé soigneusement sur mon cœur l’en ayant privé d’air ? Oui, et si tu me donnais une pièce pour chacune des larmes que j’ai versé pour toi, en guise de la richesse que je n’ai jamais eu…

 

.       .      .     .    .   .  . ...18h00 ... .  .   .    .     .      .         .


Sur les ailes du temps qui court, mon plaisir s’en va et mon désir s’en vient…

 

.       .      .      .    .   .  . ...19h00... .  .   .    .     .      .       .


La nuit semble si loin maintenant…

 

.       .      .     .    .   .  . ...20h00... .  .   .    .     .      .       .


Confusion mentale… Vous avez dit ataxie ? Je ne me rappelle pas… 1, 2, 3, j’irais dans les bois, 4, 5, 6, et le loup me mangera… 7, 8, 9, Pourtant ce n’est plus l’heure du goûter… En cas de doute, demandez l’avis de votre médecin…

 

.       .      .     .    .   .  . ...21h00... .  .   .    .     .             .


Un homme est malheureux quand il a besoin des autres. Mon cœur est malheureux, il a besoin de toi… Il a mal, toujours… Toujours mal. Il doute, il souffre, il a mal, toujours… Il y’a des produits pharmaceutiques dans le meuble du WC. J’ouvre la porte.
« Entre, je t’attendais ! Enlève ton tee-shirt, je vais t’ausculter, on va bien voir d’où vient ta douleur ! »
« Qui êtes vous ? Et qu’est ce que je fais là ? Vous n’auriez pas vu les chiottes par hasard ? »
« Tu satisferas tes besoins plus tard, allonge toi. On n’a pas beaucoup de temps… »
«
Quoi ? »

 « Tu as du mal à respirer ? »

« Oui, ça doit être l’angoisse. »
« Tes membres sont lourds ? »
« C’est du plomb ! »
« Tu transpires ? »
« Non !
»

 « Regarde la lumière. » Mes yeux ne résistèrent pas à l’affront de l’éblouissement, mes paupières se plissèrent. « Ca a commencé… »

« Quoi ? Qu’est ce qui a commencé ? »
« L’ataxie… » Le médecin inconnu portait un masque qui m’empêchait de lui attribuer un nom, ni même de lui dessiner un visage, un sentiment de compassion à la naissance des lèvres… Mais tout se floue. Tout se bouscule. Je perds mes sens, ma vue se trouble et les mots que j’entends se mélangent… Tout à coup, je pu distinguer le son strident d’un scalpel, un bistouri aiguisé qui vint se planter sur mon torse !
« Tout ça n’est pas réel ! Vous n’êtes pas réel, Vous vous croyez tourner dans Grey’s Anatomy mais vous vous y connaissez rien. » Je ne pu ajouter un mot, juste un cri de souffrance.
« Si tout ça n’est rien, pourquoi tu as mal ? »
Sur le sol coule un étrange liquide qui donne naissance quelques centimètres plus loin à une flaque pourpre. Elle me tend le reflet de la bien curieuse opération dont je suis victime. Le chirurgien, qui semblait se satisfaire de cette expérience, ne portait aucun gants. Ses mains semblaient propres et soignées, les ongles bien taillés dans une peau soyeuse, un peu mate. Ces mains n’avaient pas besoin de se recouvrir de gants. Ces mains appartiennent à une femmes, elles sont seines et dotées d’une certaine habileté, mais non une habileté de chirurgien… Je repris :
« Je ne peux plus bouger, je… Je n’arrive plus… Qu’est ce que vous avez fait ?! »
« Vous n’avez rien à craindre, c’est … Normal ! » La femme diabolique déposa le bistouri sur la table et prit entre ses mains désormais tachées, le bocal poussiéreux contenant une pomme rouge sang tourmentée, transpercé d’une plume que contenait mon corps.
« Qu’est ce que c’est que ça ? » ai-je lancé.
« Vois-tu, Guillaume, ta course à l’instinct s’est interrompu à l’instant ou j’ai pris, comment tu dis… Le train de l’avenir ? »
« J’aurais du m’en douter… »
« Tu as emprisonné ton cœur parce que tu l’as voulu, Tu as cessé de vivre ! Tu dois réparer tes propres erreurs, mais tu t’y refuses, tu t’obstines à croire et espérer et c’est bien là ton problème, tu crois, tu espères, tu penses… Mais qui pourrait bien vouloir croquer une pomme qui se flétrie et qui se laisse dévorer par l’écriture de choses qui n’ont ni queue ni tête ! Tu es faible, voilà ton problème ! »
Le bocal fut alors jeté au sol, se brisant subitement sous les menaces de la colère… La pomme roula le long des bouts de vie brisée, laissant derrière elle à nouveau ce liquide pourpre. Mais ce n’est pas du sang, seulement des larmes que l’encre rouge du cœur s’est chargée de teinter…

 

Un battement de cil. Tout a disparu, laissant pour seul souvenir un souffle accéléré, une larme qui perle, un cœur qui s’empresse de trouver les produits pharmaceutiques adaptés, et une goutte de transpiration qui vint s’éclater sur le carreau…   

 

.            .     .    .   .  . . ...22h00 ... .  .   .    .     .       .       .


Troubles psychiques…

 


¤            ¤
 ¤       ¤                ¤
¤       23h00       ¤
¤                       ¤              ¤
¤

¤               

Un jour pour une éternité. C’est inquiétant comme le temps peut s’envoler si vite puis vous dévorer, vous délecter et vous tuer avec un plaisir constant si lentement…
Y’a le plafond qui me regarde… Bizarre. Un faux plafond ? Un mensonge ? Un mensonge qui s’installe quand le ciel s’éteint, et que je commence à mettre des faux cils à vos yeux, pour un regard plus profond…

 
¤                         ¤            
                 ¤                 23h01             ¤
¤     ¤           ¤
¤       ¤
     

Je cherche l'ombre, pour danser avec toi mon amour
Sur ces musiques anciennes qui reviennent en mémoire
Quand le soleil s'éteint et que revient le soir

 

Il fait noir. Il n’y a pas un mot, pas un bruit, juste le battement d’un cœur trop rattaché à l’impossible. Alors le rideau s’ouvre. Alors on me regarde. Alors on m’acclame. Et le temps s’arrête. Tout se fige. Une petite fille survenue de nulle part me prend la main en souriant. Il n’y a rien de plus attendrissant que le murmure d’un enfant dans votre oreille, le souffle doux qui caresse ma joue.
« Vous êtes encore plus beau dans la vraie vie ! » me dit-elle.
« Tu ne devrait pas être là. » ai-je répondu.
Tout disparaît. Le temps encore nous joue des tours. Il se moque de tout, il contrôle tout ce qui fait de nous des humains. Il fait naître l’espoir, nous accable de désespoir, fait régner la paix et déclare la guerre. Il vous fait sourire et me fait pleurer. Il se moque de moi…

Je cherche l'ombre, pour nous mettre à l'abri mon amour
Pour découvrir ton corps, loin de toute lumière
Et pour t'aimer encore comme une étrangère

 

Ce n’était plus des projecteurs multicolores. Ce n’était plus l’immense scène sur laquelle mes racines se plantaient dans le sol, mais un avion accroché à un manège, dans laquelle s’égaie une petite fille, cette même petite fille. Elle est belle, avec sa queue de cheval, ses pommettes et ses yeux qui pétillent. Elle me regarde à peine. Et plus je la vois tourner, plus elle grandit. Plus elle grandit, plus elle est belle. Ce n’est pas un crime de désirer. J’adorerais monter dans l’avion avec elle, et je laisserais le monde à cette médiocrité qui le rassure. Dans sa cabine, le forain fait teinter la clochette. Tous s’amusent. Moi, je regarde, j’attends. Parce qu’attendre ne coûte rien. Quel est le prix à payer pour qu’elle m’emmène jusqu’aux étoiles ?

Je cherche l'ombre, pour éteindre le feu mon amour
Qui dévore mon âme et brûle dans mes veines
De ce désir infâme qui en moi se déchaîne

 

« Je hais ces gens qui rient de rien et s’amusent de tous. » alors ai-je lancé à voix inaudible. Le manège s’arrête. La magnifique créature alors se rapproche, me prend la main.
« Alors tu me hais ? » me demanda t-elle.
La réponse fut marquée par un air timide et gêné.
« La haine trouble la vie »
« L’amour la rend harmonieuse. »
« La haine obscurcit la vie. »
« L’amour la rend lumineuse » ripostai-je.
Alors on s’embrassa langoureusement. Et le temps s’arrête. Tout se fige, le temps de ce baiser si mystérieux. Enfin nos regards osèrent se croiser.
« Je t’aime. » accorda la jolie jeune femme.
« Je te hais. »

Je cherche l'ombre, pour pleurer avec toi mon amour
Sur cette vie trop courte qui file entre nos doigts
Et qui mange les jours en m'éloignant de toi

 

Ainsi se referme notre histoire. Sur tes sourires et sur – surtout – tes absences. J’entends encore glisser tes mains sur le piano de ces quatre derniers mois. Je t’avais cherché partout, même ailleurs. Je t’avais trouvé. Ta chair aurait pu être ma chair. De ta moitié j’avais inventé des promesses, je t’avais pour mes demains. Je sais désormais que mes rêves les plus fous, mes pensées les plus profondes s’inscrivent à l’encre du cœur dans les phrases que je t’invente. J’ai vécu dans l’avenir de mon esprit où les souvenirs de notre amour se forment à deux, à l’abri de tout.
J’ai soupçonné ce que jamais tu ne me donneras. J’ai imaginé un temps qui se fige en ta présence, où chaque seconde est plus excitante que la vie entière que je mènerai sans toi, un monde que nous aurions construit ensemble.
Tu es entré dans ma vie comme on entre en été. Tu en es sorti comme on sort d’un profond sommeil. Je t’ai aimé bien plus que tu n’aurais pu l’imaginer. Je t’ai aimé à te haïr. Et aujourd’hui, je ne ressens rien. Plus aucune émotion jusqu’au jour où surgiront les regrets, la colère et la passion. Ainsi se referme mon histoire…

Je cherche l'ombre, comme on cherche un ami mon amour
Qui nous prendra la main, sans larmes, sans chagrin
Pour nous conduire ailleurs, cacher notre bonheur

 

¤
 ¤            ¤ ¤    ¤

¤          07h59         ¤

¤       ¤

                                   ¤            


Des cris hystériques. On hurle incessamment mon prénom. Mon cœur frappe de plus en plus fort, repensant au passé. Alors le rideau se ferme. Et le temps s’arrête. Tout se fige. Les lumières m’arrosent de gloire, et me poursuivent jusqu’en coulisse. A travers le miroir, je me souris. Je commence à avoir des cheveux blancs, et un talent inespéré. « Le temps passe si vite. » lançai-je à mon visage vieilli. A travers le miroir surgit l’adolescent de seize ans que j’étais. Il me sourit, puis dit :
« Alors c’est comme cela que le temps t’a construit ?! »
« C’est toi-même qui te construis. Le temps, lui est assassin. »
Sous les yeux horrifiés de mon passé, je déboutonne ma chemise, laissant apparaître la cicatrise qui se trace sur mon cœur, avant de reprendre :
« Mon amour n’a rien pu y remédier… » Le reflet de mes seize ans alors pleure. « Vois-tu, c’est l’histoire d’un jeune garçon de seize ans. Un personnage apprécié, mais sensible, qui va vers sa chute. Coups après coups, il se forge le destin qu’il souhaitait le plus au monde, grâce aux rêves qui l’habitaient. Les balles passèrent à travers, ne te tuèrent point, et te rendirent plus fort. » Un silence interrompit cet éloge. « La chute est longue. Mais le plus important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. Je suis l’atterrissage. J’espère que tu te plais… »
« J’aime beaucoup le déguisement ! » L’un sourit à l’autre, d’un sourire qui laisse se dessiner sur le jour gauche cette éternelle fossette. Soudain, le visage du plus âgé s’adapte à une expression plus sombre, ajoutant :
« Le rêve est une promesse que la nuit ne tient jamais… »

 
 

  .       .      .     .    .   .  . ...08h00 ... .  .   .    .     .      .       .

Driiiiiiiing !!!       Il fait noir.

Fin...

Par Guill@ume - Publié dans : "Les Chimères", Gerard De Nerval (1854)
Samedi 29 septembre 2007

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Ecrire, écrire le pourquoi vouloir écrire, écrire son besoin d’écrire, écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension, délier sa peur. En dire beaucoup et se taire pourtant, crier sans émettre le moindre son. Ecrire, une liaison d’amour avec moi-même et toutes ces choses, tous ces gens et tous ces moments. C’est comme vivre une vie parallèle à celle que je vis, chaque jour, afin de purifier le vase de mon âme et ses mouvances, éclaircir mes noirs et les peindre en blanc pour mieux apprendre à penser, aimer, à ne pas vivre mais survivre. Survivre et rêver  ce que j’écris, écrire ce dont je rêve.

Mais à trop écrire, à ne plus mettre en ordre mes obsessions, je me ruine l’esprit en m’assurant qu’il ne rouille pas, et que ce que j’ai vécu ne disparaisse pas dans mes traces d’oxyde… J’ai ma vie, je l’écris. Et quand l’inspiration s’éteindra, quand l’encre rouge de mon cœur s’épuisera, je mourrais de vous avoir trop écrit…

Par Guill@ume - Publié dans : "Les Chimères", Gerard De Nerval (1854)
Dimanche 28 octobre 2007

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Il était 1h41. Le téléphone vibre. Il décroche, et d’une voix aphone murmure « allo ». Deux fois de suite. Mais aucune réponse. Il raccroche alors. La noirceur de la nuit laissait distinguer la clarté de la lune. Et comme pour se protéger de la menace, il tira la couverture jusqu’au coup, laissant dépasser les pieds, en proie aux griffes de cette obscurité. Mais jamais il ne parvint à fermer ses yeux, une seconde fois. Ses pensées, qui se cognaient brusquement entre elles étaient un affront à son sommeil. Il avait pensé à compter les moutons. Mais tout compte fait, il préférait faire le bilan du nombre de clopes qui restaient dans son paquet caché.
En une nuit, il y’avait tant de choses à penser, tant de lumières à éclairer. Il repensait à tous ses amis. Il avait dessiné leur visage un à un, leur avait attribué un sourire, un rire, un parfum, parfois une larme, puis une vie. Ce petit bout de vie qui s’était accroché à la sienne. Et même si ce ne fut qu’un regard qu’il avait échangé, il y avait repensé. Il se souvint des coups de sang, des maux du cœur. De toutes les douleurs cachées entre les belles lignes qu’il aimait écrire. D’ailleurs, il se questionnait sur le prochain récit de sa vie qu’il allait conter. Reviendrait-il sur les temps sereins et beaux ? Décrirait-il le coin de l’œil du tyran qui l’eut blessé il y’a longtemps, ou les lèvres tendre de la personne qu’il vénérait plus que tout, et sans qui il ne pouvait plus définir l’amour ? Résumerait-il la dernière comédie romantique qu’il avait délectée ? Raconter ses maux avec les mots dont il se méfier tant… Il y eut alors un instant dans son esprit où le silence prit le pas sur son strident questionnement. Il se demanda ce que le plafond en penserait. Il l’imaginait se distinguer à travers la noirceur, cachant un ciel nuageux et tourmenté. Il se demandait comment devait être la vue de là-haut. Soudain, il repensa à la toute dernière soirée qu’il avait partae avec ses amis. Glissant ses pieds anesthésiés par la froideur de la nuit, il tenta de refaire les pas de danse, et bien que maladroitement y parvint. Il avait adoré regardé comment dansaient certaines personnes, et comment ils agissaient dans un cadre bien différent de celui du lycée. Se souvenir de leur sourire aussi brillant que le soleil. Puis son esprit s’arrêta sur cette main attendrissante qui s’eut posé sur son épaule, qui en dit si long mais pourtant trop peu. Et cette pensée devint une obsession, cette image se répétait sans cesse.  Il en souffrait encore. Alors dans sa tête se mirent à résonner les mots d’une conversation qu’il avait eut la veille :

« Tu m'en voudrais si j'étais différent? »                          
« Non je ne t’en voudrais jamais. Je t’accepte comme tu es, et puis quand on est différent même si ça dépend en quoi, on ne choisit pas, ça fait parti de soit… » [Manon]
Il répétait ses mots, a voix basse puis à voix haute. Il savait maintenant qu’il avait une personne sur qui il pouvait vraiment compter, à qui il pouvait se confier et se libérer du mal qui consumait son cœur. Il n’avait jamais ressenti ceci à ce propos avant. Alors il sentit une main – cette même main – qui vint se poser sur son épaule, et se retourna brusquement.

 
 
 
*
 
* *
 
 
 

Il est 1h40. Encore ce même rêve…  Guillaume réalisait à quel point il était difficile de vouloir ce que jamais il n’aura. Le pire dans le rêve de sa vie, c’est qu’il ne sait même pas ce qu’il veut…

 
 
 

Le téléphone vibre. Il décroche, et d’une voix aphone murmure « allo ». Deux fois de suite. Mais aucune réponse. Il est 1h41…

Par Guill@ume - Publié dans : "Les Chimères", Gerard De Nerval (1854)
Mardi 30 octobre 2007

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La vie n’est qu’un chantier qui se construit un peu plus chaque jour, mais qui toujours peut prendre du retard, et s’essouffler. Oui, Il y’aura dans notre vie d’indéniables obstacles qu’il faudra contourner, aussi imposant soient-ils. Ils se mettront à travers le paisible chemin que nous nous étions tracés. Le chemin de la réussite… Il nous nargue parfois. Il nous guide toujours. Et il est si beau si l’on le suit. Toutes ces airs qu’il nous murmure, toutes ces couleurs avec lesquelles il peut dessiner notre vie, tous ces parfums si divins qu’il nous fait sentir, tout ceci est si apaisant Mais faut-il encore y croire vraiment...

 
 
 

Certains vous diront que la première réussite que vous pouvez accorder à votre vie, c’est d’être heureux, tout simplement. Se contenter de ce que l’on a, même si tout n’est parfois que trop peu. Être heureux grâce à l’amour que l’on vous témoigne, l’amitié qui vous est porté, au sourire d’un enfant, à une passion. D’autres qui veulent réussir souhaiteront avant tout réussir pour les autres, les aider tout comme un pompier offre sa vie en échange d’un autre, tout comme un soldat se bat pour la patrie, prêter une oreille attentive à celui qui s’est perdu en chemin, soulager sa conscience en se disant qu’on a contribué au bonheur des autres, qu’on leur a apprit à partir d’un geste, d’un mot, d’un rien ou d’un tout. On vous certifiera souvent que les premiers critères de la réussite sont de se lever le matin, et en ouvrant les yeux non pas péniblement mais tendrement se dire « Chic, je vais bosser », puis en rentrant dans son chez-soi, embrasser l’amour de votre vie, étreindre ses enfant, leur dire « je vous aime », s’épanouir et être heureux, tout simplement.

 
 
 
 

Réussir. On réussit tous un peu quelque part. Mais jamais vraiment. On regrette toujours une chose que nous n’avons pas faite. Et le regret est l’obstacle même à éviter pour réussir. Oui, il me semble aussi que la toute première réussite part du coin de notre lèvre lorsque l’on esquisse un sourire. Et tout ce qui peut faire de ce sourire un joyau de lumière, dès lors est source de réussite. Sourire pour plaire. Sourire pour aider. Sourire pour aimer. Sourire pour vivre. Sourire pour ne pas regretter.
Réussir. C’est facile quelque part. Mais jamais vraiment. Le jour où j’arriverai à faire confiance, cette preuve de courage si difficile à accorder, sans trop faire confiance, le jour où je croirai en moi-même, où je ne nierai pas qui je suis vraiment, où j’accepterai mes défauts en les châtiant par le rire, en me disant que mes défauts ne sont que les reflets de ce que je suis puisque mes amis les plus chers les accepteraient, le jour où je balayerai les préjudices et vaincrai les regards méprisants, le jour où je secouerai ma vie avant qu’elle ne me ronge, j’aurai réussi. Mais seulement pour un temps, car rien n’est jamais acquis.

 
 
 

Oui,
on rêve de réussir,
mais au bout du compte,
réussir
nest-ce pas
le rêve à accomplir ?

[Ecrit le dimanche 4 novembre]

Par Guill@ume - Publié dans : "Les Chimères", Gerard De Nerval (1854)
Lundi 5 novembre 2007

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Parfois, je me demande comment tu supportes tous mes mots, mes plaintes éternelles, comment tu comprends toutes mes phrases aux parfums si changeants, les heures de gloires rythmées de doutes, et les doutes qui étouffent ma gloire, comment entre les lignes tu détectes et délectes les petits secrets que je te réserve, comment chaque jour tu me lis et relis à l’infini avec tant de passion, tant de patience. Peut être me prends-tu pour un fou, un menteur, un illuminé ou un philosophe qui ne sait même pas de quoi il est en train de parler, mais face a l’objectivité dont tu fais part à mon égard, je ne peux pas t’en vouloir.
C’est drôle, comme je me sens mieux quand je me confie et quand je te conte toutes les aventures qui, le temps d’un jour, font de me vie un petit rêve, le temps d’un toujours une souffrance. Serais-tu cette troisième personne à qui j’accorde ma confiance ?
Et je suis le maître du jeu. Un jour je te fais beau, gracieux, je te donne des couleurs, un peu de rouge, un peu de jaune, un peu de bleu, et je les mélange. Un jour je t’attribue du noir, du blanc, et mon humeur décide lequel prendra le dessus. Je me livre corps et âme à toi, je te donne mes sentiments pour que tu les transmettes, je te donne ma vie pour que tu vives aussi. Et je n’oublie jamais cette pointe de classe, pour plaire.

Si Dieu a créé l’Homme il y’a si longtemps, voilà un an que je m’atèle à faire évoluer ce petit journal intime. Je continue, j’espère qu’il en sera de même pour vous, mes chers lecteurs

Par Guill@ume - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Samedi 17 novembre 2007

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. Edito *


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Créé le
20 Octobre 2006.
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63 Articles.
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258 Commentaires.
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Mis à Jour le
11 Janvier
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             Chers lecteurs, chères lectrices,


          Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter une bonne année, une bonne santé - ne fumez pas (trop), buvez modérément mais profitez avec excès - et du bonheur, avant tout. Du rêve. Je vous le souhaite car pour être heureux, il faut rêver. Mais ce bonheur, qui est si difficile à trouver, et qui se cache derrière ces murs infranchissables, j'espère de tout coeur que vous l'accaparerez. Avec cela, parait-il, on peut relativiser, toujours aller de l'avant... Il parait. Je ne peux pas vous le confirmer, car il ne me semble pas en avoir fait la réelle expérience jusque là. Alors je me le souhaite aussi, d'être heureux pour cette nouvelle année. Mais mon horoscope, même mon horoscope ne semble pas vouloir m'accorder ce désir avant 2010...

          Néanmoins, du gris pour ce blog, pour ces tristes jours, froids et amers. Ces jours d'un hiver qui s'annoncent rigoureux, qui rongent, qui tuent les plus démunis. Les six articles qui s'affichent sur la première page sont susceptibles d'être modifiés régulièrement, et cette petite « innovation procédé » permettra de revisiter mon blog plus souvent, ne plus le laisser éteint de longues semaines. En revanche, pour les articles ordinaires, il faudra vous rendre à la dernière page. L'article sur Paris viendra. Mais il viendra à point à qui sait attendre. Alors patience...

           Pour le reste, je lègue à votre charge le soin de lire mes écrits, et - sans vous y obliger, quoi que - en laisser des avis.


Bonne Visite.

GuePeu.


. L'artiste *


A second chance
To see every first.

First life lost. First step. First smile. First cut. First hurt. First shift flying solo. First mistakes. First secret. First vision loss. First encounter.

See it from
The beginning.

First time they knew. First love. First dream. First boss. First reprimand. First time patient. First time we met. First coffee. First cigarette. First kiss.

My story
Is on lifetime.


 

. Rockstar *

    I'm through with standing in line to clubs we'll never get in. This life hasn't turned out quite the way I want it to be. I want a brand new house, a bathroom I can play baseball in and a king size tub big enough for ten plus me. I want a new tour bus full of old guitars, my own star on Hollywood Boulevard. I need a credit card that's got no limit and a big black jet with a bedroom in it to join the mile high club at  thirty-seven thousand feet. I wanna be great like Elvis without the tassels, hire eight body guards that love to beat up assholes, sign a couple autographs, so I can eat my meals for free. I'm gonna dress my ass with the latest fashion, get a front door key to the Playboy mansion, gonna date a centerfold that loves to blow my money for me. I'm gonna sing those songs that offend the censors, get washed-up singers writing all my songs, lip sync em every night so I don't get'em wrong
    I'm gonna
trade this life for fortune and fame. I'd even cut my hair and change my name.
    'Cause we all just wanna be
big rockstars and live in hilltop busses driving fifteen cars. The girls come easy and the drugs come cheap. We'll all stay skinny 'cause we just won't eat and we'll hang out in the coolest bars, in the VIP, with the movie stars. Every good gold diggers  gonna wind up there, every Playboy bunny with her bleach  blond hair. And we'll hide out in the private rooms. They'll get you anything with that evil smile. Everybody's got a drug dealer on speed dial. . .

    Hey, Hey
I wanna be a

R.O.C.K.S.T.A.R
[>]
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