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"L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)


___De l'Amitié.



          Dans la vie, il arrive un moment où l'on devient officiellement adulte. Tout à coup on est assez grand pour voter, acheter de l'alcool sans être contraint de montrer sa carte d'identité à la caisse d'un magasin. On peut être seul au volant d'une voiture, sans que l'un de nos parents ne nous indiquent quelle direction prendre, en nous limitant toujours à 80 km/h sur les départementales et 110km/h sur les grands axes autoroutiers. Tout à coup, nous pouvons accélérer jusqu'à 220km/h, sans nous demander pourquoi se limiter si la voiture est fabriquée ainsi. Mais on attend de nous que nous soyons sérieux, que nous devenions raisonnable, conforme à la norme dominante, que nous incarnions enfin cette grande personne qu'on a formé, et que nous assumions d'avoir fait des excès de vitesse. On veut très vite devenir adulte, mener la vie des grands, comme papa et maman. C'est le souhait de l'enfant que nous étions tous, qui croyait que la soupe lui permettrait de grandir plus vite, celui-là même qui était fier de gagner un centimètre et de le répéter aux autres.

          Pourtant, dès que l'on aborde les troubles rives adolescentes, l'approche de cet âge ne fait que confirmer les craintes et les incertitudes. Et on se fait à l'idée que le rêve de devenir adulte se réalise peu à peu, mais se détériore. Le temps qui fuie la jeunesse plus vite qu'il nous parait se conjugue à des coups douloureux, et à certaines merveilles de ce monde. Le premier baiser. La première fois que je leur ai avoué. Le premier 20/20. La première déception. Le premier sourire. Le premier cœur arraché. Le premier saut dans le vide. Mais le temps ne me laisse pas le temps de tout noter. Je voudrai tout noter, et même si c'est déjà trop, ce n'est pas assez. J'ai des anecdotes, des potins croustillants, des secrets qui se cachent sous des considérations, des avis. J'ai des moments à témoigner, mon désarroi à vous confier. C'est vrai que je n'en dis jamais assez, mais plutôt que je parle trop de moi. Pourtant, il y'a quelque chose en moi, un feu hardant sur lequel je ne me suis pas particulièrement penché encore. J'écris des petits détails qui n'interpellent peut être guère le passage de certains, mais ce qui va suivre, c'est tout ce qui compte. C'est ma première réussite, ma plus belle fierté sans laquelle cette étincelle de vie et d'espoir de vivre n'existerait plus. Le premier regard. La première fois que je les ai rencontrés. La première fois que j'ai compris qu'avec eux, je peux tout, et je veux pouvoir tout. Je peux grandir, et même vieillir, sans jamais vraiment devenir un adulte.

          Cette histoire, ce n'est pas la mienne. C'est la notre. Ce récit, ce n'est pas grand-chose, mais c'est un devoir. Comme une reconnaissance, un remerciement.



          Maman, quand je suis allé à l'école pour mon premier jour, a eu un pincement au cœur. Déjà, je m'éloignais. Trop vite je grandissais. Papa, avec cet esprit taquin et parfois un peu lourd qui le caractérise et une certaine indiscrétion, voulait connaître avant tout le prénom de sa belle-fille. Et je ne disais pas mot, par pudeur. Mamie, quelques semaines plus tard me demandait comment s'appelaient mes copains. Et j'énumérais des dizaines de prénoms. Nous commençons tous un jour, au milieu d'un bac à sable à bâtir de petits riens, ou dans une salle de classe, fondant une deuxième famille, autour de déguisements ridiculement drôles, comme ce pantalon que Clémence avait enfilé sur sa tête pour allonger ses cheveux. C'était la mère. Adrien le bébé à quatre pates, quand il n'inversait pas son rôle avec celui d'un autre pour aller embrasser « végétaline girl ». Manon incarnait le père, avec son image de garçon manqué qui lui sciait si mal, et sa petite barrette rouge qui plaquait ses cheveux. Moi j'étais le grand frère. Et je nous reverrai ainsi quelques années plus tard, lorsqu'en cours d'économie, Mme Célette nous définit la socialisation secondaire. Et c'est un moment qui se répète souvent quand la mélancolie inonde des soirs trop noirs. Il s'accompagne des parties de foot, des cartes Pokémon arnaquées, des billes volées. La primaire était faite de bêtises et d'enfantillages mémorables, de sorties scolaires, lors d'une expédition à vélo autour de l'Ardèche ou sur les pistes de ski d'Albiez le Vieux. Mais le plus délicieux dans tout ça, c'était déjà la cruauté que nous avions desservie autour de nous. Elle alimentait la moquerie, la folie et le plaisir de rire. Me protéger d'un viol par voie buccale en plantant mon crayon dans la joue de Chloé (traumatisée, la jeune fille quittera l'école sans jamais refaire surface...), tremper la brosse à dent de Sarah dans les chiottes, profiter des Playmobils qu'Amélie nous distribuait par un élan de générosité, ridiculiser ce mongol de Jonathan Martin Borges, agacer les femmes de ménage, lancer du sable sur les petits, dire à Colline Perrier de sauter dans une flaque boueuse, souiller le mariage de Gaëlle et Lancelot Dulac, plaindre le pauvre Pierre victime d'un malaise dû à l'haleine de la maîtresse, et supporter d'autre part celle de Parilla, l'informaticien. Contempler la collection de crottes de nez d'Aurélien, séchée sous le bureau, et le voir les déguster le lendemain matin, supporter la famille De la Morlière, écouter Jessica et Coline dans les toilettes des filles, je cite : « ça chatouille », « c'est tout doux ». Mais le plus cruel fut la soumission de Dam'chrRrh par Adrien dit « El señor », qui tenta de le tuer sur les rails, sans penser que quelques années plus tard, la rancune serait infinie...



          Les années qui suivirent la petite enfance ont été marquées par une grande instabilité. C'était une fracture qui annonçait un nouveau départ. Il ne se passait pas une journée sans un vent de changement. C'est peut être cette immaturité qui cherche un chemin à se frayer au milieu d'une forêt dont l'ombre se noircit au fur et à mesure que je m'y engouffre. Mais ce chemin se construisait en marchant. Et malgré les embuches, peut importait de tomber. On se relèverait. On grandirait un peu plus. Il n'y avait rien de semblable à ce que j'avais connu dans l'élémentaire. Les gens autour n'étaient plus les mêmes, et il fallait se forger un nouvel entourage, le cimenter jour après jour, pour qu'il ne s'effrite pas. C'est un chantier dont les fondations oscillent entre des sourires et l'amorcements de nouvelles bombes. On s'y retrouvait, on s'y perdait. On se révoltait, on se soumettait. La guerre encore, on s'y faisait. Mais pourvu qu'on reste ensemble, qu'on ne se quitte jamais. Je les aimais comme ils étaient. Et tant pis si l'on était parfois le mariage du ciel et de l'ombre. C'était une belle histoire. Une trouble, mais belle histoire. Adrien, héritage du passé. Charlotte, avant de s'effacer. Elif : verrues, bottines et tourments. Amandine, simple et fidèle. Laura, sensible et touchante. Julie avant l'orage. Maëlle qui pétillait. Ophélie, froide et pourtant... Rémi pour Ophélie. Carole, un espoir à venir. Laurie, une amie qui vous veut du bien. Julien et Yoann, ici et là. Victor et de bons moments. Gaëlle, entre hier et aujourd'hui. Louise, ou petit œil pensif. Pernelle, ou petite pomme verte. Pauline et milles couleurs. D'autres encore. Ensemble, on allait « en ville ». On s'émancipait. On achetait de la Desperado. On parlait de cul. On emmerdait Ludivine et on détestait Stéphane. On faisait des batailles de radis dans la cantine. On crachait les noyaux des mirabelles. On s'habillait ricain. On critiquait les gamins. Mais gamins, on ne faisait pas les mariols. On cherchait l'amour. Les roulages de pelles étaient moyens... On essorait son cours plein de bave lorsqu'on avait Mr Collioud. On se tenait à carreau avec Mme Blanc. Mr Delest était trop bien. Mr Rousset racontait ses triathlons. On s'en foutait. On détestait la principale adjointe, et le dirlo était alcoolique. On n'avait pas le droit de marcher sur la pelouse. Trop tard. C'était la prison ! On mangeait plein de bonbons qu'Amandine nous offrait. Les fins d'année se noyaient sous la mousse à raser. On avait des bonnes notes sans trop bosser. 6ème A. 5ème F, 4ème C, 3ème A. La 5ème est inoubliable par son ambiance, et ses parties de rugby mytiques. Mais la 3ème affinait une conclusion optimiste aux années collège.

          On riait. On voulait rester là, sans grandir. Et pourtant...



          ... On s'était dit rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, mêmes pommes. On verra quand on aura 20 ans, quand on sera sur la place du collège. Alors combien seront là ? 4, 3, 2, 1... 0 ?

« Ceux qui sont endormis ou habitent des lieux séparés ne sont pas des amis en acte, mais sont cependant dans une disposition de nature à exercer leur activité d'amis. Car les distances ne détruisent pas l'amitié absolument, mais empêchent son exercice. Si cependant l'absence se prolonge, elle semble bien entraîner l'oubli de l'amitié elle-même », (Ethique à Nicomaque, Aristote).

          Ainsi, un long silence mis fin à de nombreuses amitiés. Il est vrai que nous voulions rester les meilleurs amis du monde, nous avions pensé rester fidèles, être présent. Mais c'était sans prendre en compte les distances qui nous sépareraient, sans imaginer même que celles-ci pourraient être l'ennemi le plus redoutable de l'amitié. Malgré tout, certaines amitiés résistent au temps et aux distances. Elles ne s'exercent plus dans la vie de tous les jours, mais elles se rallument toujours lorsque nous nous rencontrons à nouveau. Je pense à ces petits moments, plutôt banals mais durant lesquels nous évoquons les souvenirs, lorsque nous faisons marche arrière jusqu'à l'école publique de Sarras. Les amis d'enfances sont tellement précieux, vous ne trouvez pas ? Ils ne périssent jamais. On était ce quatuor. Manon, Clémence, Adrien et moi. On le restera. C'est le berceau de l'Amitié. On ne se recroise jamais un bref instant, on se rencontre à nouveau, et on apprend à connaître la personne que nous n'avions pas revu depuis un temps plus ou moins long. Et que serait le bal de St Romain d'Ay sans cela ? Ce galaxy, le 31 octobre 2008. Les vacances au Cap d'Agde, et un an plus tard, le séjour à Heugas ? Le bal à Satillieu et tant d'autres soirées ? On se connaît. On se reconnaît. Et il n'y a rien de plus beau.



          Le lycée - ce lycée - a été sujet, non plus aux querelles immatures que j'esquivais désormais lorsqu'elles se dressaient devant moi, mais aux caprices d'un garçon qui court après lui-même, qui se cherche dans ces couloirs lugubres, un ami, son meilleur ennemi. Je me perds dans les bâtiments, je ne me retrouve pas au milieu de tous ces inconnus. Je ne distingue plus ma silhouette parmi tous ces corps, la forme de mon visage s'efface. La couleur de mes yeux, je ne la sais plus. La trace de mon sourire, je l'ai oublié. Qui je suis, ce que je fais ici, et pourquoi je ne parviens pas à m'apprivoiser, à me comprendre. Pourquoi je n'ai plus confiance en moi-même, et pourquoi je me mens ?

          Je grandis.

          Alors c'est ainsi, grandir. Une fatalité à laquelle on ne peut jamais fuir. Et puisque c'est cela, grandir, alors je ne veux plus grandir. Je vois ce garçon céder sa place à un homme. Je passe du temps devant le miroir, je perce mes boutons. Je donne à mes cheveux le sens que je veux les voir prendre pour qu'ils donnent du relief à mon visage. Je regarde ce corps en espérant qu'un jour il prenne plus de proportions, et j'enfile ce pantalon, ce tee-shirt plutôt qu'un autre. Je prends mon sac, et je file. Je m'en vais me chercher dans ce lycée pourri.

          Il me faudra plus de deux nouvelles années pour savoir - à peu près - ce que je veux, connaître la personne que je suis vraiment, pour me retrouver. C'est leur regard qui m'a convenablement indiqué le chemin à prendre. Une seconde E pleine de personnes géniales après un début d'année un peu chaotique. J'en avais beaucoup parlé de cette grande année. Force est de constater qu'aujourd'hui, il n'en reste qu'une pellicule de poussière qui s'étale sur les autres souvenirs vétustes. Néanmoins, je languis déjà le sourire béat que j'esquisserai quand plus tard, je parlerai de ces gens là, des parties de cartes en cours de physique, des désertions des cours de physiques, ce prof de physique, des questionnettes, de ma nouvelle petite bande. Morgane, Pauline, Ninon, Cacou, Kevin, Constance, Chloé, des Romains et de tous les autres.

          Le choix de la branche Economique et sociale m'a ensuite porté dans une classe ou le bonheur, l'unité, la « cohésion sociale » et la gloire balayait tout ce qui peut nuire à une ascension qui durera près de deux ans. Monsieur Buisson dit souvent qu'il ne faut pas dénoncer ses camarades lorsqu'ils nous piquent nos stylos, écrivent sur nos cours, nous racontent leur week-end. Néanmoins, je vais désobéir, en dénonçant ces quelques personnes qui sont ce flambeau qui nous fait tant briller, 1ère ES - Terminale ES. Adrien, toujours là, mais pour le moment il doit être en train de faire son DM pour hier. Emilie se bat pour sa dignité (mais heureusement que besta la soutient dans les moments difficiles). Quentin et Ophélie, en vertu de leur générosité la plus totale qu'ils ont témoignée en se consacrant 7 mois durant à nous concocter un voyage magnifique à Paris, bénéficient de toute mon admiration, ceux sont eux les meilleurs délégués du monde. Rachel « fume toujours sa clope dehors », et a un stylo 10 couleur ! Anaïs n'a toujours pas arrêté de fumer. Laetitia prend tout le temps un café à la cafétéria. Ninon et Constance me piquent tout le temps mes crayons de couleur en géographie... Manu est toujours la dernière à sortir des cours. Maximilien tarotte ou coinche, en secouant la tête pour que ses cheveux volent au vent (comme un chien ! Oui c'est ça !). Charlène fait des trucs bizarres avec ses yeux. Alexandre s'est cassé la gueule dans le métro (mais vous n'étiez pas censé voir ça !). Justine éternue de façon très étrange. Vanessa's gonna cryYYyYyY FooOOoOoR YouuuuUUuuUuuUu. Guillaume Perret fait un karaoké avec Maria Carey ! Aurélie, la famille André, ceux que je ne cite pas mais que je ne néglige pas, ainsi que François, Jimmy, Carole, Margot... Ah oui, j'oubliais. Damien aimerait cependant ajouter une nuance...

          Et de cette histoire - notre histoire - se propagera un éternel écho.



          Par certains aspects, on devient adulte. On prend la vie plus au sérieux, on fait la part des choses. On bosse pour s'assurer un avenir aisé. On tombe. On se relève, on fonce dans le tas et on ravale ses larmes, car on a passé l'âge de pleurer. Mais la plupart du temps, on a les mêmes problèmes que ceux qu'on avait à douze ans. Certains fonderont une famille, se marieront, auront beaucoup d'enfants et divorceront. D'autre choisiront un petit bonheur individuel, et convivial quand le reste privilégiera le parcours professionnel. Mais on a beau grandir, devenir des adultes, on sera toujours celui qui ne marche pas sans ses compagnons de route. Le solitaire perdra son souffle, quitte à le rendre. Alors ensemble nous marcherons, en prenant notre temps s'il ne nous bouscule pas trop, et si les distances ne nous divisent pas. Nous sommes sur la route, mes amis. Cette route dont on ne voudrait pas voir le bout est ce qui nous porte et nous fait toujours rester jeunes. On dit bien vrai qu'il n'y a pas d'amitié plus belle qu'une amitié condamnée, alors ne perdons plus une minute. Soyons jeune. Jeune et con.



Merci pour tout ce que vous m'apportez.

Je vous aime.


Sincèrement, Guillaume. 


Par Gµêµ£ê Ð'âñgê - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Mercredi 29 novembre 2006 3 29 11 2006 20:44

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Et si c'était comme je le décidais?
Si tout pouvait se passer comme je l'espère,
comme ça ou mieux, certainement mieu encore...

Vendredi 8 juin 2007


Je me souviens du 4 septembre 2006. Je voyais défiler dans la salle 105B tous ces inconnus, puis quelques rares visages familiers. Chaque année suit le même scénario. Un temps d'adaptation s'impose, puis on crée certaines affinités. A chaque matin s'additionnent encore trois bises. Ou une main à serrer. Et comme lorsque j'étais en 3ème, en 4ème, en 6ème ou en CP, en ce dernier jour d'année scolaire, l'au revoir n'est pas facile. « Au revoir » est le mot le plus triste à prononcer, celui que l'on se dit chaque soir en quittant le lycée, en se déconnectant d'msn, sans s'apercevoir véritablement de sa valeur. A 11h59, et pour les dix minutes qui suivirent cet instant, monsieur Buisson embrassa, remercia, remercia encore et encore. En disant au revoir à chacun des membres de sa classe principale de 2ndeE, on pouvait distinguer la lueur dans ses yeux qui en disait plus qu'il ne pensait. Et c'est un pincement au coeur pour tout le monde. On pouvait apercevoir certains élèves s'éclipser rapidement pour ne pas qu'on les remarque en train de pleurer de joie ou de chagrin, d'autres cependant qui ont su affronter l'au revoir jusqu'à 12h08. Ils ne se sont pas retenus de verser une larme d'affection pour autant, et on voit alors que ceux qui ont la carapace dure parviennent toutefois à se révéler comme des  êtres humains vulnérables, avec des émotions. Et moi qui ai du mal à contenir mon rire indiscret, il en est de même pour le signal des larmes. Oui, l'ère 2006-2007 ferme ses portes. Et c'est une ère de plus qui se range du côté du souvenir, et classe tous ces visages que l'on n'oubliera jamais.

Et la roue tourne, c'est indéniable, inéluctable. Et je pars à 15h27 avec ce goût amer, à force de me dire que j'aurais du faire ou ne pas faire cela, j'aurais pu dire cela pour donner une meilleure impression de moi-même. Il y'en a certains, la plupart en fait dont je garde un excellent souvenir, d'autres à qui le dernier regard jeté aura aussi été le premier... Et d'autres dont mon objectif tout au long de cette année était de me rapprocher, en vain. Et c'est ici, le plus difficile à accepter. Du haut des quelques marches du lycée, je regarde ceux là, ces braves gens qui ne m'auront pas montré le revers de la médaille, s'éloigner pour ne devenir qu'un minuscule point à l'horizon... J'ai partagé une dernière fois leur regard. Celui de Pauline, qui me suppliait de la prendre dans ses bras. Celui de Ludovic, celui là même qu'il me lançait en se foutant de ma gueule à Venise, après m'avoir tendu son verre de vodka au Jumanji, celui de satisfaction semblable au moment ou il versa un verre d'eau sur ma cette le même jour. Aussi le regard de Titouan. Celui qui, du haut d'un mètre 85 de connerie et de folie, semblait être la seule faille, le seule indice de timidité et de vulnérabilité. Oui, ces yeux dont le profond marron de l'iris était le chemin qui menait à la seule source de tendresse et de délicatesse de celui-ci. Et au milieu de cette foule surexcitée qui brutalement bouscule, je le remarque une dernière fois, bagage en main, fixant l'enceinte du lycée sur lequel le reflet des rayons du soleil lui faisaient froncer les sourcils et plisser les paupières. Il se frotte alors le nez, puis renifle pour enfin lâcher de son regard, son impénétrable regard l'édifice. Adieu braves gens, rendez-vous dans une autre vie.



Mais on ne peut  jamais savoir,
car la vie, voyez-vous,
ce n'est jamais si bon,
ni si mauvais qu'on le croit...


Par Gµêµ£ê Ð'âñgê - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Vendredi 6 avril 2007 5 06 04 2007 23:11

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Les mecs de la classe inoubliable de 2nde E:
Titouan, Ludovic, Romain Fragnol, Hugo, Kevin,
Romain Canon, Romain Rodet, Joan, Moi, Loic et John-Andrew...

Kevin…

… Tout les deux on est un peu du même bord, si on regarde bien. Les deux intrus du début d’année qui ont su se faire une place au soleil au fil du temps. En espérant garder cette complicité l’année prochaine…

 
Titouan…

… Hum hum hum… Alors là, y’aurait beaucoup de choses à dire mais comment faire cours ? Des impressions mitigées, un jour blanc, un jour noir… Parti d’une situation quelque peu sombre, d’avoir mi de l’eau dans ton vin je ne me borne plus a refuser un lien amical. J’ai parfois tant bien que mal essayé d’essayer un sourire par ci, une approche par là… Et où cela a-t-il mené ? J’en sais rien. Minces sont les chances que nos chemins se croisent à nouveau un jour, alors je te souhaite de poursuivre ton rêve… Et ma place dans les gradins pour applaudir le numéro 7 de la NBA est déjà réservée… Merci encore d’avoir communiqué ta joie de vivre, et pour le quart d’heure d’émotion le dernier jour écoulé ensemble… Tu vas beaucoup me manquer. Tu me manques déjà…

 
Anthony…

… Peu bavard, j’ai du attendre les quelque dernières minutes de l’année (avant que tu te casses prématurément) pour tisser une impression et échanger quelques rires. Rendez-vous l’année prochaine en ES !

 
Hugo…

… aaaah G’enton le loup, le renard et la belette !! Loup en début d’année, renard constant, d’avoir caché ton jeu, de l’avoir dévoilé tard et trop tard de m’apercevoir qui tu étais vraiment… Mémoire aux cours de français (lool)… Rendez-vous cet été dans ta super piscine tip top kioul ! ^^

 
Romain (Canon)…

… Silence radio tout au long de l’année… Par timidité ? Par ennui ? Par haine ? Je ne sais pas… Je reste juste un peu impuissant… Mais la fin de l’année m’a aidé à comprendre qui tu es vraiment… Au passage, merci pour ton film il y’a quelques semaines, qu’est-ce que c’était déjà ? « Banlieue 13 » ? Ah ben elle était belle la banlieue !!!!! (mdr)

 
Constance…

… D’une âme timide et distante, tu es devenue au fil du temps l’une des personnes auxquelles dire bonjour chaque matin était et restera un plaisir ! A l’année prochaine en 1ère ES, en te souhaitant de bonne vancances…

 
Joan…

… Bien brave ce petit Boj, jeune enfant respectueux dont les blagues « à la zeub » très personnalisées nous auront tous marqué je pense ! Bonne continuation…

 
Ludovic…

… L’hyperactif de la classe, la bombe a retardement sans laquelle cette classe n’aura jamais été la même. Mais comment aurait-elle été alors à mes yeux ? Meilleure ou pire ? Seule mon esprit pourra le dire… Et je tiens en compte les deux verres d’eau et le tube de dentifrice que je me suis prit sur la gueule je ne sais plus trop où ni quand… (lol)

 
Loïc…

… Bon dieu pas de chichi chez les Joud ! Place à la simplicité, l’une de tes plus grandes qualités… Parmi celle que je connais étant donné que je te conné depuis peu… Mais ce ne sera jamais peine perdue ! En espérant ne pas se perdre de vue cet été et l’année prochaine !

 
John-Andrew…

… Je te connaissais déjà du collège, et nos liens se sont d’autant plus rapprochés cette année.

 
Romain Rodet…

… Evolution fulgurante au fil de l’année, comme avec l’ensemble des basketteurs il me semble. Je ne savais pas trop cerner à la base… Timide ou ouvert ? Orgueilleux ou simple ? Ange ou démon ? Et bien cette fin d’année – à croire que c’est toujours à la fin qu’on s’attache – m’a apporté la réponse ! Je te souhaite d’aller aussi loin que tu le peux, tu le mérites !

 
Romain Fragnol…

… Des simples sourires. Des blagues qui reviennent de jours en jours. Et ce ne sont plus de simples sourires. Ils riment entre eux. Et cette tempête de bonheur que je partage avec toi mon cher Frani, elle vaut plus qu’un simple et moindre sourire, mais un sentiment que je qualifierai d’amitié. Et tu t’es lancé dans la course à mon instinct, traversé la route sans regarder vraiment où tu allais, cette tempête qui m’a fait prendre conscience que je deviens moi. Félicitations, tu as réussi là où les autres ont échoué, trop tard, toujours trop tard cependant mais pour toujours je l’espère, du moins encore le temps de quelques footings !

 
Chloé Sibut…

… 6ème, 5ème et 2nde ensemble et tu ne changes jamais ! Tu gardes toujours tes long cheveux ondulés et ton implacable gentillesse… Et la première nous séparera à nouveau…

 
Aida…

… Un départ prématuré, mais ma pensée y est restée !

 
Betül…

… D’avoir apaisé ta froideur, j’ai pu avec grand plaisir apprendre à te connaître un peu mieux au fil du temps…

 
Sandra…

… C’était un plaisir de profiter de cette année à tes côtés. A très bientôt j’espère.

 
Pauline Bruyère…

… La fausse blonde de tout le monde a su nous toucher par sa sensibilité et son sourire si charmant. Je garde une très bonne impression de toi, et je prie pour qu’elle ne devienne pas que souvenir…

 
Morgane…

… Aaaaah mon coup de cœur, ma confidente, mon bouquet de sentiments pour lesquels je lutterai afin de ne pas en oublier le moindre pétale. Une complicité qui s’est construite en maths, pas à pas, et aujourd’hui où en sommes nous ? Loin mais jamais assez… Et t’es-tu déjà demandée pourquoi bon nombre d’entre nous – membres de la 2nde E – nous t’avons châtié ? (Une minute de silence pour la pince…) Et bien vois-tu, c’est parce que nous t’aimons, tout simplement !

 
Valentin…

… Mr Clouille mais il est génial comme dirait Mr Buisson ! Lui en dirait beaucoup en effet, mais moi je n’évoquerai qu’un seul regret, celui de ne pas avoir créé une certaine complicité…

 
Amélie…

… Petite protégée de l’année, merci pour toute l’émotion que tu m’as apporté ! Ta conscience sera toujours là pour toi !

 
Camille…

… La gentillesse en personne ! Ma petite chérie, tant d’excellents moments passés à tes cotés ! Et je ne compte pas m’arrêter là !! Nous deux c’est formidable et c’est forever !!! On se voit le 22 juin =) j’ai hâte d’y être !!

 
Ninon…

… Alors je n’ai jamais rencontré une personne aussi personnalisée que toi ! Trips sur trips, parfois tu m’a trop fait pété (mais ceci, toi seul et éventuellement Kevin pouvez le comprendre !)… Une année riche en fou rire grâce à toi, et tu es l’une de mes seules volonté d’aller en 1ère ES ! Une chose à ajouter : KEM’S !!!!!!!!

 
Pauline Garcia…

… Une larme quand je pleure. Tu t’écoules le long de mes pommettes, tu dessines mon sourire, le chatouille un peu plus parfois, et tu t’évapores. Mais en réalité, tu t’infiltres dans mon sang… Dans mon coeur, et tu ne disparaîtras que lorsque le feu qui chauffe et réchauffe celui-ci s’éteindra… 

 
Amandine…

… Un joli bouc émissaire (bouc à misère ?) !!!

 
Laurie…
… qui ?
 
Pauline Lonchay…

… Alors je suis outré, énervé, agacé que tu ne sois pas venue en cette dernière semaine où les cours ne sont plus dignes de ce nom et laissent place aux tous derniers rires ! Heureusement, je garde malgré cela l’opinion que tu es et resteras une fille dont la gentillesse n’a d’égal (si peut être Camille ?!)…

 
Charlène…

… Trois ans où l’on a partagé la même classe, et je sais une chose de toi : tu es parfaitement muette !

 
Natacha…

… De même trois ans ensemble, dont de bons moments, même si très rares.

 
Iona…

… Sacré phénomène ! A chaque coup de crayon un coup de gueule ou un éclat de rire. Mention spéciale aux cours de français ! Je te souhaite de réussir ta STI (même si tu n’es toujours pas sûre d’être, j’en garde l’intime conviction) et de fumer un p’tit peu moins ^^

 
Elodie…

… Bien que nous soyons restés assez distants l’un de l’autre au cours de cette belle année, tu n’en restes pas moins sympathique. A très vite…

 
Sabiya…

… Mon petit grain de folie, je m’étais habitué à tes nombreux sourires, à tes répliques qui servent à rien (mort de lol), tu vas beaucoup me manquer… Et nos chemins se sont séparés si vite que je n’ai pas eu le temps de récupérer ton numéro ! ^^

 
Chloé…

… Ma brillante mam’zelle Debrit, si sage mais si folle à la foie, si raisonnable et si touchante… L’année prochaine tu nous quittes, pour aller te confondre aux vives couleurs des fleurs. Au bout de deux ans passés ensemble, l’année prochaine va manquer d’un peu de toi…

 
Jessica…

… qui également a séché les meilleurs moments de l’année. Je n’ai pu te dire au revoir, je reste donc sur ma faim à manger encore et toujours nos délires du voyage à Venise, des cours de tous les jours, en sport… J’espère qu’un jour nos chemins se recroiseront, je te garde une petite place dans mon cœur…

 

Bien sûr dans tout ce fouillis d’âme braves, je n’oublie pas de mentionner nos chers profs non pas parce que je me sens obligé… Quoique… (mort de lol)

Mon cœur pense en cet instant à Mr buisson, celui dont on n’oubliera jamais la grande sagesse, la générosité et la sympathie… Ainsi que les blagues à deux euros bien sûr !!!

Effectivement, mme Heyraud, effectivement à la voix reposante voire endormante effectivement, mais qui n’en reste pas moins sympathique et passionnante parfois. Le hic, c’est que effectivement, nous ne l’aurons plus l’année prochaine…

J’accorde également ma pensée à mme Loranger que je retrouverai certainement l’année prochaine avec plaisir, à Mr Gravier en espérant que l’été lui permettra de préparer des cours un peu plus passionnants, à Mr CharralBarral-barron

J’agresse adresse un petit mot alla professoressa d’italiano, signora Piazzalunga, dont j’aurais le grand plaisir (hum hum) de retrouver l’année prochaine, et l’année d’après encore… Une parole d’encouragement a mme Arnaud, à laquelle je souhaite d’écouler des jours heureux, et des longues nuitées après la naissance de son enfant à trois têtes !! (ptdr)   

Enfin je tiens à ne pas saluer Mr Coste, que je hais tout particulièrement, et je souhaite à Mr Reggad de bien profiter de ses vacances, de décompresser avant le démarrage d’une prochaine édition scolaire… Où il aura le plaisir de retrouver en première S pas mal d’entre les 2nde E qui s’y trouveront !

 

Voilà, sur ce, je m’adresse à vous tous dans une dernière parole en vous remerciant encore encore et encore pour tous ces bons moments, et un plus particulièrement qui s’est déroulé sur l’année 2006-2007, sur Notre Année, celui d’amitiés constantes et souvent cachées.

Je prie pour que nos âmes se retrouvent un jour

Que nos cœurs claquent en harmonie pour toujours

 Je vous aime.
Par Gµêµ£ê Ð'âñgê - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Samedi 9 juin 2007 6 09 06 2007 14:23

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Aller à un concert,
Repeindre ma chambre, Boire un wiski coca,
Louer un meublé, Pleurer pour un rien, Faire croire que tout va bien,
Faire semblant d'avoir mal
,
Orienter le vent, puis mettre les voiles
,
Prendre le métro
,
Nous photographier,

Te faire mourir de rire, M'enfermer tout le jour
Monter sur une scène, Aspirer tes soupirs,
Ecrire des mots d'amour
,
Me lever à l’aube
, Ecouter chanter les oiseaux,
Dessiner l’avenir, Contempler le soleil,
Chasser le blues, Lever mon verre, Marcher dans la rue,
Regarder les vitrines
,
Me serrer contre ton coeur
, Oublier le passé,
T’aimer de tout mon être, Pardonner tes erreurs, Jouer de la guitare,
Danser sur un comptoir
, Puis vous revoir, Remplir un caddie,
Avoir un grand frère
, Manger du chocolat, Porter un toast,
Et passer mon permis
, Jeter tout par les fenêtres,
T'embrasser partout
,
Regarder les infos, S'aimer quand on est saouls,
Jouer la comédie, Ecouter Céline Dion,
Et me mettre à chanter,

Fumer un peu trop,
Eveiller tes soupçons
, Caresser mon chien, Allez chez Ikea,
Te serrer contre mon cœur, Te demander pardon,
Porter un enfant, Vous traiter de con, Te regarder dormir,
Faire du vélo à deux
, Nager dans les eaux claires,
Avoir un peu de mélancolie,

Se dire qu'on est heureux,
Se noyer de bonheur,
Me regarder guérir,
Emmerder les envieux. Tout réaliser, Tout envoyer valser,
Et tout recommencer…

Support: Rose "la liste"

Par Guill@ume - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Lundi 30 juillet 2007 1 30 07 2007 19:10

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31 décembre 1991, à 14h32, Mardi 7 août 2007, 5697 jours, 136 728 heures, 82 010 880 minutes, 1 vie, 1 corps, 20 doigts, 2 yeux, 1 tête, 3 amis d’enfance, des tas de bonnes connaissances, des tas d’ennemis, 3 amours perdus, 1m71 pour 56,7 kg, 42 de pointure, 13 photos de classe, 10 mois géniaux de lycée, X nouvelles rencontres, 8 juin 2007, J-28 avant la rentrée, 3 portables, 1 mort, 1 volé, 1 nouveau, et 26€ de hors forfais au mois de juillet, plein de rêves, 4 8 15 16 23 42, 19 novembre 2005, 3 télés, X films et un peu de films X (mdr), 45 posters sur le mur de ma chambre, 1 armoire pleine de fringues, 2 bagues, 184 musiques, 65 contacts, 0 frère, 1 chien, Quelques verres de Malibu coco, 1 vie, 1 seule et unique vie…


Par Guill@ume - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Mardi 7 août 2007 2 07 08 2007 18:14

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Blues
V o u s
S  o  l  i  t  u  d  e
T r a n k i l  l e m e n t
A   b   s   e   n   c   e
Grey’s Anatomy
A b r i c o t s
R e t r o u v a i l l e s
A  m  o  u  r
Evasion
L    o    s    t
S o i r é e s
A  l  c  o  o  l
Yannick Noah
A     m     i     s
P i z z a s
Baignade
1  7   a  o  û  t
M u s i q u e
H   e   r   o   e   s
P é p è r e m e n t
N  a  î  t  r  e
Renaître
Respirer
C r i e r
Sourire
S  o  u  v  e  n  i  r  s
E     c     r     i     r     e
R e g a r d e r
D  a  n  s  e  r
A m n é s i a
A   p   p   r   e   n   d   r   e
Ecouter
C    o    n    n    a    î    t    r    e
V  a  l  e  n  c  e
K e b a b s
Rigoler
S ’ é v a d e r
C   h   a   n   g   e  r
V     o     y     a      g      e     r
S    e    r    e    i    n    e    m    e    n    t
G  a  l  a  x  y
K o h   L a n t a
Cartes
L          i          r           e
R   e   p   o   t

L o i n
A    i    l    l    e     u     r     s
F o u s   r i r e s
S  ’  a  m  u  s  e  r
E      n      c      o      r      e        v      o       u      s
C    a      p      d     ’    A    g    d    e
R e c o n n a î t r e
D     A     V     I     D      G     U     E      T     T     A
V   i   v   r   e
S ’ a r r ê t e r
Et recommencer
...

. . .

.  .  .

.     .    .    .

.  .  .

. . .

...

Des m  o  t  s en vrac
Qui ne refletteront jamais a   s   s   e   z
Un é     t     é des plus
M é m o r a b l e s ...
Mais voilà,
Tout ne recommencera pas
Comme je le v  o  u  d  r  a  i  s,
D’une a    u    t    r    e manière
Dont j’ignore encore
Les c o u l e u r s…

! J - 2 !

Par Guill@ume - Publié dans : "L'Education Sentimentale", G. Flaubert (1869)
Dimanche 2 septembre 2007 7 02 09 2007 17:51

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. Edito *


.
Créé le
20 Octobre 2006.
.
63 Articles.
.
258 Commentaires.
.
Mis à Jour le
11 Janvier
.

             Chers lecteurs, chères lectrices,


          Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter une bonne année, une bonne santé - ne fumez pas (trop), buvez modérément mais profitez avec excès - et du bonheur, avant tout. Du rêve. Je vous le souhaite car pour être heureux, il faut rêver. Mais ce bonheur, qui est si difficile à trouver, et qui se cache derrière ces murs infranchissables, j'espère de tout coeur que vous l'accaparerez. Avec cela, parait-il, on peut relativiser, toujours aller de l'avant... Il parait. Je ne peux pas vous le confirmer, car il ne me semble pas en avoir fait la réelle expérience jusque là. Alors je me le souhaite aussi, d'être heureux pour cette nouvelle année. Mais mon horoscope, même mon horoscope ne semble pas vouloir m'accorder ce désir avant 2010...

          Néanmoins, du gris pour ce blog, pour ces tristes jours, froids et amers. Ces jours d'un hiver qui s'annoncent rigoureux, qui rongent, qui tuent les plus démunis. Les six articles qui s'affichent sur la première page sont susceptibles d'être modifiés régulièrement, et cette petite « innovation procédé » permettra de revisiter mon blog plus souvent, ne plus le laisser éteint de longues semaines. En revanche, pour les articles ordinaires, il faudra vous rendre à la dernière page. L'article sur Paris viendra. Mais il viendra à point à qui sait attendre. Alors patience...

           Pour le reste, je lègue à votre charge le soin de lire mes écrits, et - sans vous y obliger, quoi que - en laisser des avis.


Bonne Visite.

GuePeu.


. L'artiste *


A second chance
To see every first.

First life lost. First step. First smile. First cut. First hurt. First shift flying solo. First mistakes. First secret. First vision loss. First encounter.

See it from
The beginning.

First time they knew. First love. First dream. First boss. First reprimand. First time patient. First time we met. First coffee. First cigarette. First kiss.

My story
Is on lifetime.


 

. Rockstar *

    I'm through with standing in line to clubs we'll never get in. This life hasn't turned out quite the way I want it to be. I want a brand new house, a bathroom I can play baseball in and a king size tub big enough for ten plus me. I want a new tour bus full of old guitars, my own star on Hollywood Boulevard. I need a credit card that's got no limit and a big black jet with a bedroom in it to join the mile high club at  thirty-seven thousand feet. I wanna be great like Elvis without the tassels, hire eight body guards that love to beat up assholes, sign a couple autographs, so I can eat my meals for free. I'm gonna dress my ass with the latest fashion, get a front door key to the Playboy mansion, gonna date a centerfold that loves to blow my money for me. I'm gonna sing those songs that offend the censors, get washed-up singers writing all my songs, lip sync em every night so I don't get'em wrong
    I'm gonna
trade this life for fortune and fame. I'd even cut my hair and change my name.
    'Cause we all just wanna be
big rockstars and live in hilltop busses driving fifteen cars. The girls come easy and the drugs come cheap. We'll all stay skinny 'cause we just won't eat and we'll hang out in the coolest bars, in the VIP, with the movie stars. Every good gold diggers  gonna wind up there, every Playboy bunny with her bleach  blond hair. And we'll hide out in the private rooms. They'll get you anything with that evil smile. Everybody's got a drug dealer on speed dial. . .

    Hey, Hey
I wanna be a

R.O.C.K.S.T.A.R
[>]
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